Haro sur les arnaques d’offres de crédits !

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Haro sur les arnaques d’offres de crédits !

La France a des préoccupations majeures : en plus du surendettement d’une tranche de la population plus que préoccupante, elle a vu ces derniers temps se développer toutes formes de financement participatif. Mis en place pour riposter face à la politique de crédit low cost des organismes financiers pour relancer l’économie et la consommation, cette forme de prêt est basée sur une démarche d’économie collaborative. Ironie du sort, les malfaiteurs ont entrevu la brèche par laquelle ils pouvaient s’engouffrer et l’ont perçu comme une providence via l’octroi des crédits entre particuliers.

Une aide ne vient pas forcément d’une bonne intention

Un peu partout sur internet et les réseaux sociaux, les annonces de prêts aux particuliers fleurissent et les tentatives de tromperie et d’usurpation aussi ! Les personnes en situation de faiblesse attrapent facilement la main tendue pour essayer de redresser leur état financier. Ainsi, les chiffres afficheraient une alerte de près de 10 000 victimes.

Parce qu’elles n’ont pas d’autres alternatives de crédit en étant fichées à la Banque de France ou bien attirées par des taux de prêt personnel exceptionnellement bas et aussi appâtées par la possibilité d’emprunter de gros montants, ces personnes ont été abusées par des conditions avantageuses dites un peu trop souples : échéancier à long terme, taux d’intérêt bas, l’avantage de peu ou de non-garanties, etc.

Comment ça se passe : le piège

Les exemples de cette dame présentée telle une bienfaitrice remplie de compassion ou de ce courtier mystère, publiant leurs offres en ligne, sur des blogs, des forums, en faisant appel à des témoignages, sont bien entendu tous de faux personnages. Il s’ensuit un échange de mails où les escrocs proposent de prendre en main le montage de dossier des particuliers, avec la promesse rapide et la garantie de déboucher sur une réponse favorable.

Le procédé est analogue au fonctionnement des banques : analyse de la capacité de remboursement de l’emprunteur et constitution de dossier avec pièces justificatives à l’appui. L’étau se resserrait sur la victime en lui faisant croire qu’un chèque lui était versé ou lui était octroyé en ligne. Chèque qui était bien entendu fraudé ou falsifié.

En contrepartie, il était demandé aux clients de s’acquitter des frais de dossier, administratifs, de décaissement ou de transfert, via Paypal ou Western Union…difficile à retracer.

Après cela, deux cas pouvaient se produire, soit les voleurs disparaissaient dans la nature, soit ils redoublaient de mauvaises intentions en prétextant un second versement.

 

Les conseils à prendre … ou à laisser

Ne pas verser d’argent est le mot d’ordre. Il est aussi un fait : comment un simple particulier peut être plus concurrentiel que les grands organismes de crédit ? Et aussi comment démêler les vrais prêteurs des arnaqueurs ? Toujours est-il que les moyens de soutirer de l’argent sont nombreux. Il est bon de rappeler à toutes fins utiles que les coordonnées bancaires ne se communiquent pas et doivent être gardées confidentielles.

Il faut redoubler de prudence mais ces recommandations ne seront jamais bien assez, avant de se faire prendre. Effectivement, vers qui se tourner quand on a été victime ? Le mieux est de faire appel à une structure qui possède organisation et expérience : des associations de victimes. A titre d’exemples, on peut citer :

  • l’AFUB l’Association française des usagers des banques
  • l’Association Aven Europe
  • l’ACPR Autorité de contrôle prudentiel et de résolution qui fournit la liste des sites de crédits à vocation de tromperie ou d’escroquerie.

Ou bien encore, il est toujours possible de recourir à la voie judiciaire en déposant une plainte au tribunal de Grande Instance ou à la préfecture la plus proche. Affaire à suivre…

 

 

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