Résiliation de l’assurance emprunteur : prendre son mal en patience

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Résiliation de l’assurance emprunteur : prendre son mal en patience

Le 3 juillet dernier était observé à l’Assemblée nationale un projet de loi Consommation (loi Hamon), celle-ci visant à augmenter le pouvoir d’achat des Français. Quelques grandes mesures comme la lutte contre les clauses abusives des contrats, contre le surendettement, un renforcement des sanctions pour les auteurs de fraudes économiques ont été étudiés par les députés.

Suite de quoi la loi a bien été votée, mais l’application de l’une des mesures a été remises à plus tard : l’assurance emprunteur. Il parait vraisemblable que ce délai soit dû à la pression des organismes bancaires et des assurances, qui sont bien évidemment contre cedispositif qui leur ferait perdre de l’argent et des clients.

Selon Benoît Hamon, l’objectif de cette mesure est de limiter d’une part la hausse des primes d’assurances qui augmentent plus vite que l’inflation et d’autres part accorder une plus grande liberté aux clients. Le projet de loi prévoyait que la résiliation soit désormais possible à n’importe qu’elle moment à condition qu’une « première année pleine et sans préjudice financière pour le consommateur » soit écoulée.

En effet, le raisonnement n’est pas forcément erroné, car le consommateur libre de résilier son assurance pourra choisir, parmi un panel assez large d’offre et de prix, une nouvelle assurance emprunteur. Ce qui aurait pour conséquence, une augmentation de la concurrence entre les organismes proposant ce type d’assurance qui en circuit final entraine la baisse des prix. Ce phénomène s’illustre très bien avec l’exemple de Free, opérateur en télécommunication. Ce dernier qui est devenu le « discounter » des abonnements téléphoniques a récupéré des millions de clients à ses concurrents directs installés depuis bien longtemps comme Orange ou Bouygues, aujourd’hui on constate une baisse des prix des abonnements dû à la concurrence féroce du marché.

Cependant même si la mesure reste alléchante, elle ne sera revue qu’en janvier 2014, et entrainera sans aucun doute une hausse de la charge de travail des courtiers en assurances.

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